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"Tourpilles", le recueil de citations


Gauche



"Il y a des patrons de gauche - - Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre."
Michel Audiard - 19250-1985 - Le Président - 1961

"C'est dans le regard des gens de droite qu'on s'aperçoit qu'on est de gauche."
Guy Bedos - né en 1934 - Emission sur France Inter – 1980

"Ca devient difficile d'être de gauche. Surtout quand on n'est pas de droite."
Guy Bedos - né en 1934

"Le néolibéralisme vise à détruire l'Etat sociale, la main gauche de l'Etat (dont il est facile de montrer qu'il est le garant des intérêts des dominés, démunis culturellement et économiquement, femmes, ethnies stigmatisées, etc.) Le cas le plus exemplaire est celui de la santé que la politique néo-libérale attaque par les deux bouts, en contribuant à l'accroissement du nombre des maladies (à travers la corrélation entre la misère, causes structurales - et la maladie : alcoolisme, drogue, délinquance, accident du travail, etc.) et en réduisant les ressources médicales, les moyens de soigner (c'est l'exemple de la Russie, où l'espérance de vie a baissé de 10 ans en 10 ans ! - de l'Angleterre)."
Pierre Bourdieu - 1930-2002 - Contre-feux 2, 2001

"Tous les fondamentalismes, qu'ils soient politiques, religieux ou scientifiques, ont une matrice similaire : ils considèrent leurs interlocuteurs non comme d'indispensables et légitimes contradicteurs mais comme des incarnations du Mal, des ennemis à abattre. Il existe des fondamentalismes religieux, de gauche, de droite et même écologistes ou de décroissance. Quelle que soit leur tendance, les fondamentalismes se caractérisent par le fait que tous donnent une explication "totale" du monde et de la condition humaine. Ils réfutent toute idée d'inconnu intangible à cette condition. Ils rejettent dans l'hérésie ceux qui fondent leur fonctionnement sur le doute."
Vincent Cheynet - né en 1966 - Le choc de la décroissance - 2008, page 180

"Lorsque le militantisme diminue, la classe des gardiens de l'ordre établi, qui ne faiblissent jamais dans leur tâche, reprend le pouvoir. Pendant que les intellectuels de gauche discutent entre eux en termes compliqués, on enterre des vérités qui avaient été autrefois comprises, l'Histoire est transformée en instrument du pouvoir et on prépare le terrain pour les entreprises à venir."
Noam Chomsky - né en 1928 - L'An 501, la conquête continue - Page 362 - 1993

"La droite vend des promesses et ne les tient pas, la gauche vend de l'espoir et le brise."
Michel Colucci, dit Coluche - 1944-1986

"Culture d'entreprise, sérénade des "grands équilibres", amour de la mondialisation, fascination pour l'argent et pour ceux qui en possèdent, prolifération des chroniques boursières, réquisitoire incessant contre les conquêtes sociales, acharnement à culpabiliser les salariés au nom des "exclus", terreur des passions collectives : cette gamme patronale, mille institutions, organismes et commissions le martèlent. Mais les médias, qu'ils soient de droite ou qu'ils se disent de gauche, lui servent de ventriloque, d'orchestre symphonique au diapason des marchés qui scandent nos existences."
Serge Halimi - Les nouveaux chiens de garde - 2005 - Page 81

"La peur de l'insécurité, on le sait, est toujours bénéfique pour la droite qui conserve une image plus répressive, alors que la gauche dégage une image plus sociale. Frédéric de Saint-Sernin, conseiller du président-candidat Chirac, avait, grâce à ses instruments sondages quotidiennement consultés, prédit les thèmes porteurs de la campagne électorale : "Ce que j'ai toujours dit au président, c'est que si nous arrivions à faire de la préoccupation des Français, à savoir l'insécurité, le thème de campagne numéro un, nous jouerions à domicile, sur notre terrain et que nous avions de bonne chance de l'emporter"."
Nicolas Jallot - Manipulation de l'opinion - page 29 - 2007

"Les marchés financiers n'ont que faire de la couleur politique des dirigeants des pays : ce qui compte, à leurs yeux, c'est le respect du programme économique. Les critères financiers s'imposent à tous. Les maîtres du monde peuvent tolérer l'existence d'un gouvernement de gauche, à condition que celui-ci n'adopte aucune mesure pouvant nuire aux intérêts des marchés. Ils n'accepteront jamais une politique de rupture avec le modèle dominant."
Sous-commandant Marcos - Armée zapatiste - Le Monde Diplomatique, août 1997

"La droite dit : la première liberté, c'est la sécurité. Nous disons au contraire : la première sécurité, c'est la liberté."
Pierre Mauroy - L'Express du 13/09/2001 - "Sécurité: la gauche s'endurcit"

"Aujourd'hui, alors que le salariat est plus hégémonique que jamais parmi les actifs, et bien que les statuts précaires d'emploi soient encore minoritaire en termes de stocks, l'insécurité et l'instabilité de l'emploi se généralisent. Les CDD et les l'intérim deviennent la norme d'entrée sur le marché du travail, débouchant de plus en plus difficilement sur l'emploi stable. Parallèlement, la faiblesse et la division syndicales sont sans précédent et fragilisent la défense des travailleurs, tandis que la sous-traitance et la multiplication des très petites entreprises (système de franchise) font éclater les collectifs de travail et concourent à la désertification syndicale. C'est dans ce contexte que le patronat, notamment sous sa forme de multinationales, et les gouvernements de droite ou de gauche à orientation néo-libérale ou ultra-libérale ont déclanché une vaste offensive contre les salariés, en cassant et en remettant en cause une par une ses protections et garanties collectives : réformes des retraites, de la Sécurité sociale, de l'assurance chômage, workfare et casse du droit du travail."
Evelyne Perrin - Nouvelles luttes de classes - 2006, page 133

"Le libéralisme ne semble pas pour autant, face à cette hébétude de la gauche, recueillir la sympathie massive des citoyens. Appliquée avec une implacable rigueur au cours de la décennie 80 aux Etats-Unis par M. Reagan et au Royaume-Uni par Mme Thatcher, cette doctrine économico-politique a entraîné de trop douloureuses conséquences sociales. Aggravation des inégalités, augmentation du chômage, désindustrialisation, dégradation des services publics, délabrement des équipements collectifs..."
Ignacio Ramonet - Le Monde diplomatique, mai 1992



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