"Tourpilles", le recueil de citationsLibéralismePage 2 / 2"La véritable liberté est indissociable de la protection des plus faibles. Le libéralisme à l'occidentale est synonyme d'esclavage pour la grande majorité des hommes, qu'ils soient citoyens des pays du Sud ou relégués dans les couches dévalorisées des pays du Nord." Albert Jacquard - né en 1925 - J'accuse l'économie triomphante - 1995 "Les manipulations que nous avons évoquées ne sont efficaces que lorsqu'elles sont pratiquées dans un contexte de liberté. [...] Quelle signification peut avoir un tel sentiment de liberté lorsqu'il s'agit de donner l'heure à quelqu'un qui vous la demande, de faire un choix que tout le monde fait, d'accepter de rendre un petit service tout simplement parce qu'un refus serait plus coûteux qu'une acceptation ? Certainement aucune ! C'est pourtant ce sentiment-là qui nous rend si vulnérable. Dans ces menues situations de la vie sociale, lorsqu'un individu a pris une décision, nous ne pouvons que lui conseiller de bien analyser les pressions dont il a été l'objet, les normes de comportement auxquelles il a peut-être obéi, les injonctions implicites ou explicites qui pouvaient lui être faites par ses supérieurs ou ses formateurs, ses voisins ou ses amis... et de n'en appeler à sa liberté que pour les grandes décisions susceptibles d'infléchir le cours d'une existence. Il évitera, ainsi, les conséquences perverses des étiquetages ou des illusions d'un "mais-vous-êtes-libre-de"." Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois - Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens - 2002, page 260 "Un libéral est une personne pensant avoir une dette envers ses semblables, dette qu'il se propose de régler avec votre argent." George Gordon Liddy - né en 1930 "L'idéologie sarkozyste est tout sauf nouvelle. Prêtant à la "mobilité parfaite", autant de vertus qu'à la "concurrence pure et parfaite" censée supprimer toutes les "barrières à l'entrée" sur les marchés, le libéralisme a systématisé l'apologie de l'individualisme compétitif visant à l'appropriation des positions sociales valorisées tout en travaillant à diffuser une perception très optimiste des possibilités de quitter sa classe." Patrick Massa - Le mythe méritocratique dans la rhétorique sarkozyste : une entreprise de démoralisation - Contretemps n°20 "Le libéralisme n'a plus aucun rapport avec la liberté, et son principe de libre choix n'est qu'un leurre." Dominique Méda - Qu'est-ce que la richesse ? - 1999 "Le libéralisme ne semble pas pour autant, face à cette hébétude de la gauche, recueillir la sympathie massive des citoyens. Appliquée avec une implacable rigueur au cours de la décennie 80 aux Etats-Unis par M. Reagan et au Royaume-Uni par Mme Thatcher, cette doctrine économico-politique a entraîné de trop douloureuses conséquences sociales. Aggravation des inégalités, augmentation du chômage, désindustrialisation, dégradation des services publics, délabrement des équipements collectifs..." Ignacio Ramonet - Le Monde diplomatique, mai 1992 "Dans cette remise en cause généralisée, ce qui s'affirme est un modèle particulier, un modèle libéral, qui vise à revenir aux fondamentaux du capitalisme originel en faisant de la force de travail une marchandise vraiment parmi d'autres. C'est lui désormais qui s'installe en Europe. Ce qui le caractérise, c'est moins la flexibilité qu'il requiert - c'est-à-dire sa capacité à ne prendre de la force de travail que ce dont il a besoin - que la précarité qu'il engendre. En détruisant les protections collectives établies, il ne veut connaître que des individus, pour d'ailleurs mieux les laisser, autonomes qu'ils sont supposés être, seuls et nus face à l'insécurité économique." Jacques Rigaudiat - Le nouvel ordre prolétaire - page 174 - 2007 "Avec la mondialisation libérale, le marché est l'instrument par excellence de l'unique pouvoir digne de ce nom, le pouvoir économique et financier. Celui-ci n'est pas démocratique puisqu'il n'a pas été élu par le peuple, n'est pas géré par le peuple, et surtout parce qu'il n'a pas pour finalité le bonheur du peuple." José Saramago, écrivain portugais - Le Monde Diplomatique, octobre - novembre 2005 "Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange. Donc, soit la démocratie gagne et on renonce au libre-échange, soit on supprime le suffrage universel parce qu'il ne donne pas les résultats souhaités par les libéraux. Le seul pays à avoir jamais inscrit dans sa Constitution le libre-échange a été les Etats américains sudistes, esclavagistes. Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste. Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe." Emmanuel Todd - Interview à Télérama - 2007 "La dette, au Nord comme au Sud, collective ou individuelle, est au cour du modèle économique libéral actuel. Elle permet de transférer et prélever, par les intérêts, la richesse du travail vers le patrimoine des plus riches, ceux qui peuvent prêter. Pour réduire le paiement des intérêts de la dette, on met en place des politiques de rigueur au Nord et d'ajustement structurel au Sud. Toujours plus le plus grand bénéfice d'une minorité." Manifeste Utopia - Avant propos d'André Gorz - 2008, page 85 "Vu les promesses non tenues de ce retour libéral dont nous commençons à mieux comprendre les effets pervers, nous pouvons au contraire voir dans la crise boursière de 2000 et la tragédie argentine la démonstration du caractère utopique de la régulation des rapports humains par les seules prétendues lois du marché." Ouvrage collectif - L'homme et le marché - 2006 "Pour remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers." Slogan de la Fondation Copernic Accueil Citations Haut de page |