"Tourpilles", le recueil de citationsRégime"La bourgeoisie, par l'agglomération des propriétés territoriales et industrielles pour lesquelles elle a stipulé un régime de droit commun, a fondé les nations modernes ; et les nations modernes confient leur gouvernement aux classes dirigeantes qui les ont elles-mêmes créées. Les nations, inégalement riches de territoires et arrivées à un développement économique très inégal, luttent entre elles : la bourgeoisie d'une nation cherche à détrousser la bourgeoisie des autres nations. Le prolétariat est réduit en toutes les nations à une condition également humble. Partout les lois sont faites contre lui. Tous les prolétaires du monde ont donc des intérêts pareils qui les unissent contre leurs bourgeoisies dirigeantes." Charles Andler - 1866-1933 - Le Manifeste communiste de Karl Marx et F. Engels - 1901 "Personne ne peut nier que l'U.R.S.S. vit sous le régime politique du parti officiel unique, que ce parti qui rejette les tendances soit dans son sein aussi totalitaire que le régime auquel il préside et que, finalement, la totalité des pouvoirs effectifs se trouve concentrée en Russie entre les mains d'un seul homme. En face d'une pareille centralisation du pouvoir, la contrepartie d'un contrôle démocratique n'existe pas, car on ne saurait donner ce nom à un plébiscite périodique où l'opposition est absente. C'est un pareil état qui dispose de la totalité du pouvoir économique en même temps que du pouvoir politique. Est-ce là le socialisme ?" André Ariat - Le régime soviétique est-il socialiste ? in Masses. Socialisme et liberté - 15 mars 1946 "La concentration capitaliste provoque la concentration ouvrière et son organisation en parti de classe pour conquérir le pouvoir politique en vue de la transformation sociale. Les forces productives colossales de la société capitaliste ont rendu la société socialiste possible, inévitable même. Cette transformation se produit dans et par la lutte des classes, engendrée fatalement par le régime capitaliste lui-même. L'action du prolétariat révolutionnaire est nécessaire pour effectuer cette transformation. Toute lutte des classes est accompagnée d'une lutte politique, d'une lutte pour la conquête du pouvoir." Adéodat Compère-Morel - 1872-1941 - Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l'Internationale ouvrière - 1912 "L'amour pour principe, l'ordre pour base, et le progrès pour but; tel est, d'après ce long discours préliminaire, le caractère fondamental du régime définitif que le positivisme vient inaugurer." Auguste Comte - 1798-1857 - Système de politique positive, 1851-1854 "Elite : succédané de l'aristocratie en régime démocratique." Georges Elgozy, économiste français - 1909-1989 - L'Esprit des mots ou l'antidictionnaire "Le Communisme - qu'il faut se garder de confondre avec "le Parti Communiste" - est une doctrine sociale qui, basée sur l'abolition de la propriété individuelle et sur la mise en commun de tous les moyens de production et de tous les produits, tend à substituer au régime capitaliste actuel une forme de société égalitaire et fraternelle. Il y a deux sortes de communisme : le communisme autoritaire qui nécessite le maintien de l'État et des Institutions qui en procèdent et le communisme libertaire qui en implique la disparition." Sébastien Faure - 1858-1942 - Encyclopédie anarchiste, article "Communisme" "Une démocratie bien comprise n'est pas un régime qui maintienne artificiellement entre les hommes une égalité chimérique ; c'est un régime de libre sélection qui n'assigne d'autre limite à l'ascension sociale que les limites même de l'effort et de la volonté de l'individu." Edouard Herriot - 1872-1957 - D'une guerre à l'autre 1914-1936; avril 1916 "La suppression du capitalisme et de la propriété privée ne pourra pas s'effectuer dans un seul pays. […] Le régime socialiste mettra fin à l'inégalité entre les hommes, à l'exploitation de l'homme par l'homme, à l'oppression d'un peuple par un autre ; il libérera la femme de l'assujettissement à l'homme ; il ne tolérera plus les persécutions religieuses, les délits d'opinion." Rosa Luxemburg - 1870-1919 - Ce que nous voulons - 1906) "J'appelle le régime gaulliste dictature parce que, tout compte fait, c'est à cela qu'il ressemble le plus, parce que c'est vers un renforcement continu du pouvoir personnel qu'inéluctablement, il tend, parce qu'il ne dépend plus de lui de changer de cap. Je veux bien que cette dictature s'instaure en dépit de De Gaulle. Je veux bien, par complaisance, appeler ce dictateur d'un nom plus aimable, consul, podestat, roi sans couronne, sans chrême et sans ancêtres. Alors elle m'apparaît plus redoutable encore." François Mitterrand - 1916–1996 - Le coup d'Etat permanent - 1964 "Je n'accuse pas la Ve République d'être un régime policier parce qu'elle entretient des nuées de policiers, mais parce que son origine, ses mœurs, ses ambitions, son système politique, la condamnent à contrôler par des moyens qui lui sont propres les rouages chaque l'État, chaque cellule du pays. [...] Son vrai Premier ministre, c'est la police. [...] Elle [la population] sait d'expérience que non seulement la police écoute au téléphone, lit le courrier, tend ses filets, organise ses guet-apens, mais aussi qu'elle cogne et qu'elle tire. Les rafales de mitrailleuses sur la foule d'Alger, les matraquages sanglants du boulevard Saint-Marcel en octobre 1961, les huit morts du 6 février 1962, à Paris, ne résultent pas du hasard mais de la tactique réfléchie d'un pouvoir qui pour gagner l'initiative force toujours l'événement." François Mitterrand - 1916–1996 - Le coup d'Etat permanent - 1964 "La démocratie, plus qu'aucun autre régime, exige l'exercice de l'autorité." Saint-John Perse - 1887-1975 - Discours sur Briand "L'apolitisme conduit, naturellement, à une sympathie vis-à-vis de la politique conservatrice. Le jour de l'élection, si l'apolitique ne s'abstient pas, il vote de préférence pour le candidat qui fait le moins peur, par conséquent pour le défenseur du régime tel qu'il est." Alfred Sauvy - 1890-1990 - Mythologie de notre temps - 1971 >>> Définition : Régime |