"Tourpilles", le recueil de citationsSécurité"Voici ce que le réchauffement de la planète va transformer : la sécurité personnelle et la santé, l'accès à l'alimentation, à l'eau et à la médecine, l'équilibre géopolitique et stratégique, la cohésion sociale et la paix elle-même. Dans ses conditions, pourrions-nous s'il vous plaît, cesser de parler des "générations futures" ? Avec l'accélération du changement du climat, nous parlons de notre propre génération, ici et maintenant. Nous devrions d'ailleurs cesser de parler. Il faut hurler. Jusqu'à présent, les dirigeants ne nous ont pas entendus." Susan George - Leurs crises, nos solutions - 2010, p238 "Ceux qui n'étaient en rien responsables de la crise ont été volés deux fois : la première quand on les a privés de la sécurité économique relative que le krach de l'économie-casino a détruite pour plusieurs années ; la seconde quand on a décidé que leurs impôts et ceux des enfants de leurs enfants ne serviraient pas à créer des biens publics et assurer une vie meilleure à tous, mais à restaurer un système pourri jusqu'à la moelle." Susan George - Leurs crises, nos solutions - 2010, Page 257 "Les banques coopératives européennes constituent dans les périodes de turbulences et d'insécurité que traversent actuellement les marchés financiers un havre de sécurité !" Christopher Pleister - cité dans "Une autre façon d'entreprendre. Entretiens coopératifs" - 2010 - Page 39 "Dans le cabaret de la globalisation, l'Etat se livre à un strip-tease au terme duquel il ne conserve que le minimum indispensable : sa force de répression. Sa base matérielle détruite, sa souveraineté et son indépendance annulées, sa classe politique effacée, l'Etat-nation devient un simple appareil de sécurité au service des méga-entreprises. Au lieu d'orienter l'investissement public vers la dépense sociale, il préfère améliorer les équipements qui lui permettent de contrôler plus efficacement la société." Sous-commandant Marcos - Armée zapatiste - Le Monde Diplomatique, août 1997 "La droite dit : la première liberté, c'est la sécurité. Nous disons au contraire : la première sécurité, c'est la liberté." Pierre Mauroy - L'Express du 13/09/2001 - "Sécurité: la gauche s'endurcit" "Les apologistes du travail. - Dans la glorification du "travail", dans les infatigables discours sur la "bénédiction du travail", je vois la même arrière-pensée que dans les louanges des actes impersonnels et conformes à l'intérêt général : la crainte de tout ce qui est individuel. On se rend maintenant très bien compte, à l'aspect du travail - c'est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir - que c'est là la meilleure police, qu'elle tient chacun en bride et qu'elle s'entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance. Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l'amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société, où l'on travaille sans cesse durement, jouira d'une plus grande sécurité : et c'est la sécurité que l'on adore maintenant comme divinité suprême." Friedrich Nietzsche - 1844-1900 - Aurore - 1881 "Le salaire du travailleur ne dépasse guère sa consommation courante et ne lui assure pas le salaire du lendemain; tandis que le capitalisme trouve dans l'instrument produit par le travailleur un gage d'indépendance et de sécurité pour l'avenir." Pierre-Joseph Proudhon - 1809-1865 - Qu'est-ce que la propriété ? - 1840 "La flexibilité externe pourrait être rendue plus coûteuse pour les entreprises, selon un principe bien connu lorsqu'il est appliqué à la pollution : "les précarisateurs" seront les payeurs. Les cotisations sociales des employeurs - chômage et retraite - doivent donc être modulées en fonction de la nature et de la durée du contrat de travail. La règle générale est simple : des cotisations directement proportionnelles à la précarité encourue et inversement proportionnelles à la sécurité procurée." Jacques Rigaudiat - Le nouvel ordre prolétaire - page 184 - 2007 "Le PIB (produit intérieur brut) dont les économistes scrutent le taux de croissance est en réalité un piètre indicateur du niveau de vie. Il ne mesure en effet que les revenus et les consommations qui donnent lieu à des paiements officiels. Il ignore tout ce qui contribue "gratuitement" au niveau de vie, comme la qualité de l'air ou le climat social. Il augmente d'autant plus que l'activité augmente, même si cette activité vise à réparer une dégradation de la qualité de vie (dépenses de sécurité, de dépollution, de reconstruction). Ce n'est donc pas un indicateur de niveau de vie, mais plutôt un indicateur d'activité économique." Ouvrage collectif - L'homme et le marché - 2006 |