"Tourpilles", le recueil de citationsViePage 1 / 4"Ceux qui exposent leur vie jugent peut-être qu'ils donnent assez. Examinons ceux qui n'exposent point leur vie. Beaucoup se sont enrichis, soit à fabriquer pour la guerre, soit à acheter et revendre mille denrées nécessaires qui sont demandées à tout prix. J'admets qu'ils suivent les prix ; les affaires ont leur logique, hors de laquelle elles ne sont même plus de mauvaises affaires. Bon. Mais, la fortune faite, ne va-t-il pas se trouver quelque bon citoyen qui dira : "J'ai gagné deux ou dix millions ; or j'estime qu'ils ne sont pas à moi. En cette tourmente où tant de nobles hommes sont morts, c'est assez pour moi d'avoir vécu ; c'est trop d'avoir bien vécu ; je refuse une fortune née du malheur public ; tout ce que j'ai amassé est à la patrie ; qu'elle en use comme elle voudra ; et je sais que, donnant ces millions, je donne encore bien moins que le premier fantassin venu" ? Aucun citoyen n'a parlé ainsi. Aucune réunion d'enrichis n'a donné à l'État deux ou trois cents millions." Emile Chartier, dit Alain - 1868-1951 - Mars ou la guerre jugée - Les Passions et la Sagesse - 1921 "L'uniformité c'est la mort, la diversité c'est la vie." Mikhaïl Bakounine - 1814-1876 - La Liberté "Les firmes ont su imposer des monopoles, exacerber et multiplier les besoins, créer de nouvelles raretés. Et nous voici, pris à nouveau, dans presque tous les moments de notre vie, dans la dépendance de nouveaux matériels, de nouveaux besoins d'informations, de nouvelles attentes, de nouveaux espoirs, qui nous enserrent dans des rets innombrables, nouvelles dépendances, nouvelles aliénations..." Michel Baud, auteur du Basculement du monde (1997 - in Le Monde Diplomatique, Manière de voir n°72 "L'économie n'est pas la réalité. Elle n'est qu'une réduction monstrueuse de nos existences à un plan comptable. Cette monstruosité cache l'horizon tout entier. L'économie n'a pas de réalité et c'est d'elle dont devrait dépendre nos vies ? Nos vies sont liées au pain que l'on a pétri, que l'on mange, au pain que l'on partage et au champ d’où proviennent les grains. L'économie ne mesure pas les vraies richesses, elle comptabilise nos pertes d'humanité." Jean-Claude Besson-Girard - Decrescendo cantabile, 2005, page 82 "La Bourse je m'en fous, j'ai choisi la vie." Guy Bedos - né en 1934 "Le néolibéralisme vise à détruire l'Etat sociale, la main gauche de l'Etat (dont il est facile de montrer qu'il est le garant des intérêts des dominés, démunis culturellement et économiquement, femmes, ethnies stigmatisées, etc.) Le cas le plus exemplaire est celui de la santé que la politique néo-libérale attaque par les deux bouts, en contribuant à l'accroissement du nombre des maladies (à travers la corrélation entre la misère, causes structurales - et la maladie : alcoolisme, drogue, délinquance, accident du travail, etc.) et en réduisant les ressources médicales, les moyens de soigner (c'est l'exemple de la Russie, où l'espérance de vie a baissé de 10 ans en 10 ans ! - de l'Angleterre)." Pierre Bourdieu - 1930-2002 - Contre-feux 2, 2001 "De quoi est né le socialisme ? De la révolte de tous ces sentiments blessés par la vie, méconnus par la société. Le socialisme est né de la conscience de l'égalité humaine." Léon Blum - 1872-1950 "Les hommes ont toujours aimé se prosterner. L'homme moderne a la passion de l'égalité. Contradiction que le culte de la vedette déjoue brillamment. Il se prosternera, mais devant sa propre image. Rien d'étonnant à ce que les vedettes échappent à toutes les règles de la vie en société. C'est à lui-même que le public accorde le droit d'être irresponsable, par procuration, ce sont ses propres caprices qu'il assouvit en imagination." Gérard Bonnot - La vie c'est autre chose - 1976 "J'ai compris qu'il ne suffisait pas de dénoncer l'injustice. Il fallait donner sa vie pour la combattre." Albert Camus - 1913-1960 - Les justes - 1952 "C'est quoi une vie d'homme ? C'est le combat de l'ombre et de la lumière… C'est une lutte entre l'espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur… Je suis du côté de l'espérance, mais d'une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté." Aimé Césaire - 1913-2008 - Entretien dans Présence africaine "[Le socialisme] a besoin de la pensée vraiment libre, libre de tous les préjugés religieux et capitalistes, pour soulever les nations qui travaillent contre les oligarchies qui les exploitent et qui vivent en parasites. Il a besoin des hommes qui pensent librement sur tous les problèmes de la vie. Car le socialisme, c'est l'émancipation intégrale de l'homme." Adéodat Compère-Morel - 1872-1941 - Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l'Internationale ouvrière - 1912 "La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard." Confucius - 551-479 av. JC "Tout le mouvement "altermondialiste" pose avec une acuité qui augmente la question de ses liens étroits avec le mouvement ouvrier et syndical, de ses propositions alternatives qui se heurtent aux puissances effectives des multinationales et de leur contrôle des institutions : combattre le discours libéral et construire d'autres buts, constituer des solidarités liants les luttes immédiates et les moyens pour changer la vie." Pierre Cours-Saliès - Nouvelles luttes de classes - 2006, page 61 "Des rapports avec la terre basés exclusivement sur l'utilisation de celle-ci en vue de la croissance économique ne peuvent que mener à sa dégradation, en même temps qu'à la dépréciation de la vie humaine." René Dubos - 1901-1982 - Les dieux de l'écologie "Le socialisme tout entier est orienté vers le futur. C'est avant tout un plan de reconstruction des sociétés actuelles, un programme d'une vie collective qui n'existe pas encore ou qui n'existe pas telle qu'elle est rêvée, et qu'on propose aux hommes comme digne de leurs préférences. C'est un idéal. Il s'occupe beaucoup moins de ce qui est ou a été que de ce qui doit être... Il aspire à une refonte complète de l'ordre social." Emile Durkheim - 1858-1917 - Le socialisme - 1895 "Une vie libre ne peut acquérir des biens nombreux, parce que la chose n'est pas facile sans se faire le serviteur de la foule ou de maîtres ; mais elle a acquis tout ce qu'elle a par une prodigalité continue ; et si jamais elle obtient des biens nombreux, il lui sera facile de les dispenser pour gagner la bienveillance du proche." Epicure - 341-270 avant notre ère - Sentences vaticanes Accueil Citations Haut de page |