"Tourpilles", le recueil de citationsViolence"Avant d'être un concept opératoire, sur lequel appuyer une politique, la décroissance vise d'abord une désaliénation, un déconditionnement, une désintoxication, un désencombrement. L'expression "objecteur de croissance" est très parlante : ceux-ci refusent l'injonction à la croissance comme les objecteurs de conscience refusent l'ordre de guerre. Les objecteurs de croissance font ainsi acte de non violence en refusant la guerre économique." Vincent Cheynet - né en 1966 - Le choc de la décroissance - 2008, page 61 "En fait, si on observe assez globalement ce qui se passe dans le monde, je pense que l'on pourrait décrire la situation comme suit : plus un Etat dispose de la capacité d'user de la violence, plus grand est son mépris de la souveraineté - des autres, cela s'entend. Les Etats-Unis sont - et de loin - les plus à même d'user de la violence et c'est sans doute pourquoi l'enthousiasme atteint chez nous son paroxysme." Noam Chomsky - né en 1928 - De la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis - 2001 "La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures." Noam Chomsky - né en 1928 "Les modérés s'opposent toujours modérément à la violence." Anatole France - 1844-1924 - L'île des pingouins - 1908 "Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble produire le bien, le bien qui en résulte n'est que transitoire, tandis que le mal produit est permanent." Mahatma Gandhi - 1869-1948 - La Jeune Inde "La non-violence est mon premier article de foi. C'est aussi le dernier article de mon credo." Mahatma Gandhi - 1869-1948 - Ganesh "Dans la notion d'exaspération, il faut comprendre la violence comme une regrettable conclusion de situation inacceptable pour ceux qui les subissent. Alors on peut dire que le terrorisme est une forme d'exaspération. Et que cette exaspération est un terme négatif. Il ne faudrait pas ex-aspérer, il faudrait espérer. L'exaspération est un déni de l'espoir. Elle est compréhensible, je dirais presque qu'elle est naturelle, mais pour autant elle n'est pas acceptable. Parce qu'elle ne permet pas d'obtenir les résultats que peut éventuellement produire l'espérance." Stéphane Hessel - né en 1917 - Indignez-vous ! - 2010, page 18 "Face aux excès et à la violence dangereuse de la financiarisation d'une économie mondialisée, l'économie sociale prend tout son sens." Philippe Mangin - Une autre façon d'entreprendre. Entretiens coopératifs - 2010 - Page 217 "Fonte de la civilisation. - La civilisation est née comme une cloche, à l'intérieur d'un moule de matière plus grossière, plus commune : fausseté, violence, extension illimitée de tous les individus, de tous les peuples, formaient ce moule. Est-il temps de l'ôter aujourd'hui ? La coulée s'est-elle figée, les bons instincts utiles, les habitudes de la conscience noble sont-ils devenus si assurés et si généraux qu'on n'ait plus besoin d'aucun emprunt à la métaphysique et aux erreurs des religions, d'aucunes duretés ni violences comme des plus puissants liens entre homme et homme, peuple et peuple ? - Pour répondre à cette question, aucun signe de tête d'un dieu ne peut nous servir : c'est notre propre discernement qui doit en décider. Le gouvernement de la terre en somme doit être pris en main par l'homme lui-même, c'est son "omniscience" qui doit veiller d'un oeil pénétrant sur la destinée ultérieure de la civilisation." Friedrich Nietzsche - 1844-1900 - Humain, trop humain - 1878-1879 "La violence est injuste d'où qu'elle vienne." Jean-Paul Sartre - 1905-1980 - Le diable et le bon dieu "Les raisons de rejeter la violence sont nombreuses. Rappelons d'abord quelques évidences d'ordre tactique. D'abord il faut demander à ceux qui préconisent le recours aux armes, ou même la violence plus modérée des affrontements ponctuels avec la police à coup de pavés et, plus rarement de cocktails Molotov, comment il compte gagner quoique ce soit avec un rapport de force aussi défavorable. Ils ne pensent évidemment pas que c'est en tuant ou en effrayant quelques policiers qu'on tue la fonction policière, que c'est en tuant tel ou tel grand patron qu'on élimine les mécanismes sociaux qui amènent un individu à se faire exploiteur pour survivre dans la jungle de la concurrence. S'agit-il de convaincre d'autres secteurs de la population de rejoindre les barricades ? La vertu exemplaire de l'émeute n'a pas été démontrée à ce jour, ni surtout sa capacité à construire une alternative à ce qu'elle combat." Xavier Renou - Petit manuel de désobéissance civile, 2009, page 27 "Si Sarkozy existe en tant que phénomène sociale et historique, malgré sa vacuité, sa violence et sa vulgarité, nous devons admettre que l'homme n'est pas parvenu à atteindre le sommet de l'Etat malgré ses déficiences intellectuelles et morales, mais grâce à elles. C'est sa négativité qui a séduit. Respect des forts, mépris des faibles, amour de l'argent, désir d'inégalité, besoin d'agression, désignation de boucs émissaires dans les banlieues, dans les pays musulmans ou en Afrique noire, vertige narcissique, mise en scène publique de la, vie affective et, implicitement, sexuelle : toutes ces dérives travaillent l'ensemble de la société française ; elles ne représentent pas la totalité de la vie sociale mais sa face noire, elle manifeste son état de crise et d'angoisse." Emmanuel Todd - Après la démocratie - 2008, page 16 "Il y a de grandes perturbations dans le monde, qui sont dues à la coexistence de "vérités", d'idéaux, de valeur comparable, et difficiles à distinguer. Les débats les plus violents ont toujours eu lieu entre des doctrines ou des dogmes très peu différents. Lutte plus aigre et plus aiguë entre orthodoxes et hérétiques qu'entre l'orthodoxe et le païen. Le degré de précision d'une dispute en accroît la violence et l'acharnement. On se bat plus furieusement pour une lointaine décimale." Paul Valéry - 1871-1945 |