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"Toupictionnaire" : le dictionnaire de politique


Autocritique


"Quoiqu'on dise des intellectuels, il y en a d'honnêtes, ceux qui peuvent encore faire leur autocritique."
Emmanuel Boundzéki Dongala - Un Fusil dans la main, un poème dans la poche, 1974


Définition de autocritique


Etymologie : composé du préfixe issu du grec ancien auto, soi-même et du latin criticus, critique, censeur, juge des ouvrages d'esprit, dérivé du grec ancien kritikos, capable de discernement, de jugement.

L'autocritique est une critique, un jugement personnel que l'on porte sur ses propres comportements dans le but de les améliorer.
Synonymes ou quasi synonymes : confession, examen de conscience, reconnaissance, aveu.

L'autocritique se distingue de la confession ou de l'examen de conscience, qui résulte d'une initiative personnelle, par son aspect solennel et public et parce qu'elle est, en général, exigée par d'autres (une personne, un groupe ou un parti).

En politique, en particulier en URSS et dans la Chine maoïste, l'autocritique est effectuée par un homme politique, un militant ou un groupe de militants sur son attitude par rapport à l'idéologie établie. Elle consiste en la reconnaissance publique de ses erreurs et de ses déviances devant une instance du parti. L'autocritique débouche le plus souvent sur l'exclusion du parti, la perte des droits civiques, l'emprisonnement ou sur une exécution.

En psychologie, l'autocritique est le fait de porter un jugement sur son comportement, sur ses erreurs commises, avec pour objectif de s'améliorer. La capacité d'autocritique peut être réduite, voire annihilée, lors de délires ou de démences.



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