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"Toupictionnaire" : le dictionnaire de politique


Favoritisme



Définition de favoritisme


Etymologie : dérivé du verbe favoriser, du latin favor, faveur, bienveillance, intérêt, affection, sympathie, protection, avec le suffixe -isme servant à former des mots correspondant à une attitude, un comportement, une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie.

Le verbe favoriser désigne l'action de traiter une personne avec une bienveillance particulière, et plus particulièrement, de la mettre dans une situation qui l'avantage ou lui donne un privilège par rapport à d'autres personnes.
Synonymes : protéger, aider, avantager, préférer.


Le favoritisme est l'attitude qui consiste, pour une personne dépositaire d'une autorité ou d'un pouvoir de décision, à accorder des faveurs injustifiées, à octroyer des avantages sans tenir compte de la compétence, du mérite, de l'équité ou de la loi, au profit de ses protégés ou de proches.
Synonymes : copinage, injustice, népotisme, partialité, piston (familier), préférence.

Délit de favoritisme

Dans le droit français, l'article 432-14 du code pénal définit le délit de favoritisme comme le fait de "procurer ou de tenter de procurer à autrui un avantage injustifié par un acte contraire aux dispositions législatives ou réglementaires" en matière de marchés publics, de délégations de service public ou de concessions de travaux. Il concerne toute "personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public" ou investie d'un mandat" électif public ou exerçant les fonctions de représentant, administrateur ou agent de l'Etat, des collectivités territoriales", etc. Le délit de favoritisme est passible de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.



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