Eviter les pièges de la pensée : Les biais cognitifsProblème de l'inductionVoir la définition de l'induction Le problème de l'induction (ou parfois biais d'induction) est la tendance à faire une prédiction générale, donc pour le futur, basée sur un échantillon d'évènements passés. En effet, notre instinct nous pousse à croire que le futur sera toujours semblable au passé, or ce dernier ne fournit aucune preuve logique de ce qui va se dérouler dans le futur. David Hume (1711-1776), philosophe écossais, a été l'un des premiers à montrer que l'induction n'était pas un raisonnement fiable et qu'il fallait la considérer comme un pari imprudent. Pour lui, l'induction n'est pas fondée logiquement, mais psychologiquement par le sentiment d'habitude.
David Hume - Traité de la nature humaine Exemples :
Exemple : Ne plus monter à cheval car on est tombé la 1ère fois. Bertrand Russell (1872-1970), logicien, philosophe, épistémologue britannique, formule ce problème de manière imagée à propos du poulet qui, par un raisonnement inductif, associe la main de l'homme à la nourriture : "L'homme qui a nourri le poulet tous les jours de sa vie finit par lui tordre le cou, montrant par là qu'il eût été bien utile audit poulet d'avoir une vision plus subtile de l'uniformité de la nature." Le biais d'induction consiste aussi à attribuer un élément à une catégorie sur la base d'un faible nombre de caractéristiques. Au niveau social, affecter un individu à un groupe sur la seule base de la possession d'un stéréotype de ce groupe constitue un biais d'induction. Publié le 31 décembre 2013
Christiane Collange "On fait un grand pas dans la vie quand on cesse de généraliser ce qui concerne les autres, et que l'on considère chacun individuellement, même s'il fait de toute façon partie d'un tout qui le dépasse." Laurent Gounelle - L'homme qui voulait être heureux, 2008
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