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Les Fantômes du roi Léopold :

La terreur coloniale dans l'Etat du Congo, 1884-1908

Adam Hochschild

Editeur : Tallandier, Paris

Traduction : Marie-Claude Elsen. Collection Texto.
2007 - 617 pages - 30 euros*
ISBN-13 : 978-2847344318


Présentation de l'éditeur :

Dans les années 1880, le roi Léopold II de Belgique s'empare à titre personnel de l'immense bassin du fleuve Congo, afin de faire main basse sur ses prodigieuses richesses. Réduite en esclavage, la population est soumise au travail forcé, subit tortures et mutilations, au point qu'on estime à 10 millions le nombre de victimes africaines du monarque et de ses serviteurs. Au début du XXe siècle, tandis que Léopold est célébré dans l'Europe entière comme un philanthrope et un humaniste, des voix s'élèvent contre ses atrocités.

Edmund Dene Morel, et à sa suite une poignée de chefs rebelles, de voyageurs, de missionnaires et d'idéalistes, vont donner naissance au premier mouvement international de défense des droits de l'homme et l'emporter sur le souverain mégalomane. Ce récit de crimes oubliés, véritable dissection du système colonial, offre des clés indispensables à la compréhension d'une actualité tragique.


Extrait de l'introduction
"Comme Morel parle couramment le français, son employeur qui a toute confiance en lui l'envoie régulière­ment en Belgique pour y superviser le chargement et le déchargement des navires qui "font" le Congo. Bien que les fonctionnaires avec lesquels il collabore contrôlent ce trafic de marchandises sans la moindre arrière-pensée, Morel commence à être troublé par certains détails. À leur arrivée dans le grand port d'Anvers, les navires à vapeur de sa compagnie sont remplis jusqu'aux panneaux d'écoutilles de cargaisons de caoutchouc et d'ivoire de grande valeur. Mais quand, au son des fanfares jouant sur le quai, ils larguent les amarres pour regagner le Congo avec des jeunes gens impatients en uniforme alignés le long de leur lisse, ils n'ont pratiquement à bord que des officiers, des armes à feu et des munitions. Il ne s'agit donc pas d'un commerce. Le caoutchouc et l'ivoire ne sont échangés contre rien. Morel regarde ces richesses affluer en Europe sans qu'aucune marchandise ou presque soit envoyée en contrepartie en Afrique, et il comprend peu à peu avec horreur qu'elles ne peuvent être que le fruit de l'exploitation d'esclaves."

Reporter et éditorialiste, Adam Hochschild enseigne le journalisme à l'université de Berkeley. Il a notamment publié dans The New Yorker, Harper's Magazine et The New York Review of Books. Ses essais consacrés à l'Afrique du Sud, à la mémoire stalinienne, à l'histoire de l'abolitionnisme britannique, ont été loués et récompensés à plusieurs reprises dans le monde anglo-saxon.




(*) Le prix est indicatif. Il a été relevé à un instant donné et peut varier dans le temps ou selon les rééditions. A confirmer auprès de votre distributeur habituel.


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