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Tourpilles
Recueil de citations


Investissement



"Ce projet [TAFTA ou PTCI] n'est qu'une résurgence de l'Accord multilatéral sur l'investissement (AMI) auquel le gouvernement de Lionel Jospin avait décidé de soustraire la France en 1998. Il consiste notamment à soumettre les Etats à des tribunaux d'arbitrage privé où des entreprises pourront plaider pour la suppression de dispositions sociales, environnementales, de santé publique ou de protection des consommateurs.
Les raisons pour lesquelles la gauche au pouvoir a rompu ces négociations en 1998 sont encore toutes réunies en 2014 : s'il était bon de rompre hier, il est bon de rompre aujourd'hui."

Patrick Beauvillard, porte-parole de Nouvelle Donne - nouvelledonne.fr, TTIP/TAFTA : L'arrêt des négociations n'est pas négociable, 22/01/2014

"Ce GMT [Grand Marché Transatlantique] n'est que le cheval de Troie de l'ultralibéralisme que les multinationales, à commencer par celles des États-Unis, veulent imposer à tous les pays. Quand elles rencontrent un échec, comme avec l'accord multilatéral pour l'investissement (AMI) à la fin des années 90 ou le cycle de Doha (au début des années 2000) elles ne se découragent pas, mais relancent l'offensive d'une autre façon. C'est ce qui se passe avec cette négociation pour un grand marché transatlantique."
Martine Billard, coprésidente du Parti de Gauche - lepartidegauche.fr - Vous avez aimé les OGM, vous aimerez le poulet au chlore - 30 mai 2013

"C'est la force des dirigeants modernes d'avoir compris que la religion ayant cessé d'être l'opium du peuple, la loterie, fille du rêve et de la démocratie, qui pour un investissement modique promet l'égalité des chances, pouvait constituer une drogue de substitution."
Philippe Bouvard - né en 1929 - Journal 1992-1996, 1997

"Vérifier une information est souvent coûteux et mettre en péril son propre cadre mental plus encore. Le cerveau est sur bien des points un épicier qui évalue l'investissement que représente une tâche et il n'aime guère faire des efforts."
Gérald Bronner - Déchéance de rationalité, 2019

"Si les 1% des Américains les plus riches se partagent un cinquième des revenus du pays - un record historique -, le salaire médian a quasiment stagné entre 2000 et 2007 (+0,1% par an)... C'est moins la consommation qui a grimpé trop haut que les salaires qui sont descendus trop bas, contraignant à emprunter pour se loger, éduquer les enfants ou se soigner (les tarifs des assurances-santé, par exemple, ont flambé). De plus, les grosses fortunes et les grands groupes ont choisi d'investir ailleurs au détriment du potentiel industriel, obligeant à importer plus et à exporter moins, d'où les déficits.
En fait, l'Amérique du haut s'enrichit et pousse celle du bas vers les institutions de crédit afin d'éviter de payer des salaires décents."

Martine Bulard - Pékin, mont-de-Piété de l'Amérique, Manière de voir n°102, Décembre 2008, page 72

"Cette solidarité va de pair avec une aide au développement qui ne résoudra rien par le miracle des seules lois du marché mais aura peut-être un effet avec un énorme investissement dans l'éducation, seul antidote à la prise en main par des intégristes religieux ou politiques transmettant leurs transes à des foules assommées par la misère et abruties par l'ignorance."
Georges Charpak et Henri Broch - né en 1924 - Devenez sorciers devenez savants

"En général, chacune des riches puissances industrialisées prône un mélange de libéralisme et de protectionnisme, conçu dans l'intérêt des forces dominantes et en particulier des sociétés multinationales domestiques qui doivent diriger l'économie mondiale. Le résultat serait de limiter les gouvernements du tiers-monde au rôle d'une police qui doit contrôler leurs masses laborieuses et leur population superflue, pendant que les multinationales ont librement accès à leurs ressources et monopolisent les technologies nouvelles ainsi que les investissements et la production planétaires."
Noam Chomsky - né en 1928 - L'An 501, la conquête continue, 1993

"Par miracle économique, on entend un ensemble intégré de belles statistiques macroéconomiques, de grands profits pour les investisseurs étrangers et de vie de luxe pour les élites locales ; avec, en petits caractères, un accroissement de la misère pour la majorité de la population."
Noam Chomsky - né en 1928 - L'An 501, la conquête continue, 1993

"Comme le disait un célèbre patron "dépeceur" d'entreprises à rentabiliser : "l'entreprise appartient à ceux qui investissent dedans, pas aux employés, pas aux fournisseurs, et pas à la localité où elle est située". Cet homme, responsable du licenciement de dizaine de milliers de personnes, rappelait la vraie hiérarchie, et désignait, de fait, le propriétaire comme seul véritable citoyen libre."
Denis Duclos - Né en 1947 - Une nouvelle caste planétaire, Manière de voir n°99, Juin-Juillet 2008

"La principale différence entre une coopérative et une entreprise classique, c'est que les salariés sont intrinsèquement associés à l'ensemble de ses rouages. Entreprendre sous forme coopérative, c'est faire le choix de la responsabilisation de la totalité des décisions, c'est croire en l'homme et en sa capacité d'investir dans un projet mutuel commun, c'est défendre des valeurs pour en recueillir les fruits ensemble et de façon égalitaire."
Jacques Landriot - Une autre façon d'entreprendre. Entretiens coopératifs - 2010 - Page 76

"Dans le cabaret de la globalisation, l'Etat se livre à un strip-tease au terme duquel il ne conserve que le minimum indispensable : sa force de répression. Sa base matérielle détruite, sa souveraineté et son indépendance annulées, sa classe politique effacée, l'Etat-nation devient un simple appareil de sécurité au service des méga-entreprises. Au lieu d'orienter l'investissement public vers la dépense sociale, il préfère améliorer les équipements qui lui permettent de contrôler plus efficacement la société."
Sous-commandant Marcos, Armée zapatiste - Le Monde Diplomatique, août 1997

"Est-ce que produire des colifichets pour lesquels il faudra faire de la publicité serait une plus grande contribution au bien-être humain qu'un investissement améliorant le service de santé ' Il me semble que la réponse saute aux yeux."
Joan Robinson - 1903-1983 - Philosophie économique, 1962

"Je contacte Bernard Maris, professeur d'économie, et aussi rédacteur en chef de Charlie Hebdo, journal de gauche qui vit sans publicité. Avec pédagogie, il tente d'expliquer les enjeux du marché à ceux qui n'y connaissent rien. Et il confirme : "Bien sûr, les financiers sont aux aguets pour les chiffres du chômage. Le chômage est un moyen commode pour faire du profit." Et il me le prouve. "Si l'on suit la courbe du chômage de masse et l'effondrement de la part du salaire dans le PIB, ont voit qu'elles sont parallèles, argumente-t-il. Entre 1980 et 2003, pendant que le chômage de masse s'installait, la part du salaire dans la richesse nationale est passée de 77 à 68%." Il calcule : "çà nous fait une chute de 8%. Sur un PIB de 1 500 milliards d'euros, c'est 120 milliards de moins. Soit deux fois le déficit de l'Education nationale."
Mais cet argent n'est pas perdu pour tout le monde. "Il se retrouve dans la poche du rentier et dans l'investissement mécanisé. Le chômage fait pression sur les salaires. L'argent économisé sur les salaires permet des gains de productivité. Il part dans les bulles immobilières aujourd'hui, boursières hier.""

Patricia Sudolski - Vous croyez que ça m'arrange d'être chômeuse ?, 2005

"Mais pourquoi l'arrêt d'exploitation est-il plus rentable que le sauvetage ? Quand pense-t-on aux vendeuses mises au chômage ?
Guy Deseez, de la CGT chômeurs, à qui j'ai posé la question, rit de ma naïveté. "Avant les entreprises appartenaient à des hommes. Aujourd'hui, elles appartiennent à des investisseurs. Ça change la donne, dit-il. Hier, le patron pensait : plus j'ai d'employés, plus je produis, plus je réussis. Résultat, le dindon de la farce c'est l'employé. Il faut économiser sur les salaires pour reverser à qui de droit."

Patricia Sudolski - Vous croyez que ça m'arrange d'être chômeuse ?, 2005

"Leur talent principal [aux grands patrons] consiste à savoir échapper à la concurrence : contrôle de l'Etat, tactiques pour réduire la charge de l'impôt, sous-évaluation momentanée d'actifs, crédulité des investisseurs, rumeurs... Même lorsqu'ils plaident pour une "société de concurrence parfaite", ils font leur fortune en exploitant les imperfections de l'économie de marché !"
Ouvrage collectif - L'homme et le marché, 2006



>>> Définition : Investissement



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