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Pierre Tourev

Forum : Des "Trente Glorieuses" aux inégalités...

(34 messages)

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Vous pouvez utiliser cette rubrique du forum des Toupinautes pour vos commentaires sur l'article Des "Trente Glorieuses" aux inégalités d'aujourd'hui : Le mythe de la croissance et le démon de la dette. 04/05/2016.


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Léon 65   -   2016-05-28 - 21:32
Classes du " bas "... etc.
Ben si Orticule, justement il faut regarder les années 60, pile au milieu de ces "Trente Glorieuses" ou "Piteuses" , comme vous voulez...
Et pour rester dans le cadre du sujet, il faudrait également regarder les inégalités à cette époque.
A cette époque, je pense déjà que les Français savaient où ils étaient réellement sur l’échelle sociale. Aujourd’hui, et même si un sondage récent nous révèle que les 2/3 des Français croient toujours à la lutte des classes... je ne suis pas convaincu que ce soit le cas.

De mon côté, même si tous les sociologues ne découpent pas notre population selon les mêmes critères, je sais à peu près comment se répartissent nos classes sociales en France, je sais ce qu’est ce "français moyen"... et je sais aussi où me situer personnellement sur la fameuse échelle.

Par les classes du "bas", j’entendais seulement ces classes qui se situent en dessous de la partie médiane de la classe moyenne (elle même divisée). Je parlais donc de l’embourgeoisement de ces classes moyennes, et même plus bas... (Lire Le petit bourgeois gentilhomme d’Alain Accardo – Voir déjà ici dans la Toupliographie )

J’aurais seulement dû exclure... les exclus. Ceux qui n’ont rien, tout en bas, dans le caniveau. Et là, comble de l’ironie et la dégringolade *... nous trouvons même des ex petits-bourgeois.
* Les classes moyennes étant à la dérive depuis un bon moment. (Louis Chauvel : Les classes moyennes à la dérive.)

Vouloir mieux, vouloir monter les échelons... n’est pas a priori condamnable. Mais à condition de ne léser personne.
Il n’est pas question ici de "faire grief à quiconque de vouloir aller au-delà de la satisfaction de ses besoins vitaux " , mais seulement de décrire une réalité. Une réalité du même genre que celle de ce français moyen qui consomme 2,5 fois ce que la planète peut lui offrir, et de cet américain moyen qui lui, a "besoin" de 4,3 planètes !
Nous savons que les habitants des pays riches consomment trop. Il se trouve que nous en sommes... Parmi nous, personne ne peut ignorer les conséquences de notre boulimie. Qu’on ne veuille pas le croire, est un autre problème.

C’est le problème de l’addiction à la consommation, au toujours plus... entretenu par tout ce que vous décrivez dans votre commentaire, Orticule.
Il n’est évidemment pas question de condamner un junky, un aliéné, un esclave, un irresponsable... tout ce que nous pouvons faire, c’est l’encourager à se libérer.

Certains soutiennent l’idée que ce besoin de toujours plus serait dans notre "nature"... dans nos gènes... Je réfute cette idée, parce que justement, il existe des gens qui savent se contenter de peu.

J’ai déjà dit ce que je pensais de ce qu’on appelle "la crise ".


Orticule   -   2016-05-28 - 18:35
classes du "bas"
Ben non Ness, je fais pas une fixation sur l'an 60.
Je ne sais pas, Léon 65 quelle est cette catégorie qui se veut être représentante de la "masse" d'en bas. Personne ne peut faire grief à quiconque de vouloir aller au-delà de la satisfaction de ses besoins vitaux.
Le problème vient de ce que le système de production et donc de consommation s'est emballé pour créer de vrais faux besoins. Afin d'y parvenir, les médias ont fabriqué des mythes tout en entretenant pour les amplifier nos travers séculaires caractérisés par l'"esprit" de compétition. Ainsi l'utilité d'un produit lessiviel n'est pas tant de laver. Sa promo connote une idée de pénétration dans la souillure, de purification. Son emballage se diversifie jusqu'au vertige donnant ainsi l'illusion du choix. Bien entendu mon auto est plus belle et plus puissante que celle de l'"autre". Ses qualités m'incarnent. On ne mange plus ensemble mais face à la télé qui investit nos recoins les plus intimes. Quand le totem nous regarde en retour il devient "réalité". Une forme à peine édulcorée d'anthropophagie. Quant à l'hyper connexion elle vectorise le degré d'intérêt, d'empathie sinon d'amour qui m'est porté. Le tout à l'avenant.
Ce qu'on appelle par "crise" correspond certainement à l'asymptote du système qui continue de dualiser notre société


ness   -   2016-05-26 - 14:34
le titre de ce fil c' est surtout ça
Paraphrasé comment sommes nous passé d' une stabilité
économique à un vide non relatif ( economie et politique et
justice donc ... l' un n' allant pas sans l autre ) se fixer sur
les années 60 c' est comme ignoré le contexte du forum
selon moi .
Ps/ la politique economique se base sur les rapports
exterieurs maos peut etre un moteur interne à moi'dre
echelle )

Léon 65   -   2016-05-26 - 12:33
Des années 60 à nos jours , avec des chiffres ...
Ben oui Orticule, le sujet c’était bien ça, et puis c’est parti de travers. Pas facile, d’être clair... hein ?
Cette idée vous fait "schmurr" ! Là aussi, je me dis que si Orticule se met lui aussi à parler une langue que je ne pige pas, ça ne va pas faciliter les choses. J’ai toutefois une petite idée de ce que "schmurr" veut dire.
Ceci dit, cette petite introduction est hors-sujet, elle ne sert qu’à tenter de recadrer...

Revenons donc à notre sujet, celui de ce forum, l’écart qui ne cesse de se creuser entre "les possédants" et "la masse" , et parlons justement du "panier du prolo" et plus exactement de cette chose appelée le "panier de la ménagère".
Comparons celui des années 60 et celui d’aujourd’hui :

En 1960 en France, l’alimentation représentait 35 % des dépenses d’un ménage "français moyen". Aujourd’hui c’est 20 %.
En 1960, ce ménage consacrait 16 % de son budget pour se loger, 20 % en 1975 , 19 % en 2007 ...

La proportion de ménages possédant leur appartement ou leur maison est passée de 45 % en 1973 à 54 % en 1988. Si l'on tient compte des montants consacrés par les propriétaires à l'achat de leur logement, le poids des dépenses passe alors de 20 % en 1960 à 30 % en 2007.
(chiffres INSEE ...)

Bref, depuis 50 ans, non seulement le nombre de "possédants" a augmenté, mais la consommation n’a jamais cessé d’augmenter. Les Français consomment 3 fois plus qu’il y a 50 ans !
Un seul exemple, la consommation d’électricité a augmenté de 280 % en 40 ans !
Ce qui déjà devrait nous interroger : Toujours plus ? No Limit ? TINA ? ... ou alors décroissance ? (ce qui nous renvoie aux forums : consommation de la Terre, décroissance économique, société de consommation ... )
Bien entendu de nouveaux postes de dépenses pour les ménages sont apparus : télécoms, seconde bagnole, loisirs, complémentaire santé ...
Assez révélateur... L'assurance-vie qui s'est fortement développée dans les années 80 , est devenue le placement préféré des Français.

Finalement, que veulent dire tous ces chiffres ?
De mon côté je me dis que les chiffres servent à représenter des réalités, mais je sais bien qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres... Une moyenne n’est qu’une moyenne, une même moyenne peut représenter une infinité de réalités différentes. Par exemple 10 % des plus riches peuvent faire grimper cette moyenne, malgré le fait que les conditions de vie des 90 % se dégradent, augmentant ainsi les inégalités. Et qu’à l’inverse une moyenne qui baisse peut représenter une situation plus égalitaire.

En tous cas pour moi, ces chiffres révèlent un embourgeoisement des classes "du bas"... autrement dit un embourgeoisement de ce "Français Moyen" qui se veut être le représentant de "la masse".

Cette masse qui me semble-t-il... ne sait plus où elle en est, où elle va... ni trop ce qu’elle veut... si ce n’est le beurre et l’argent du beurre... Cette masse qui patauge et qui est en train de se noyer.



Orticule   -   2016-05-25 - 21:57
Les abus sont à tous les niveaux !
J'avais cru comprendre que nous évoquions les années 60 et cette idée des prolos qui se goinfraient me fait schmurr.

ness   -   2016-05-25 - 15:45
non non et non
Ça c' est un electeur et non citoyen c' est une injonction
que vous aviez pourtant confirmée comme acquise mais
vous ressasser encore et encore c' est lassant

Léon 65   -   2016-05-25 - 10:11
Citoyen et pouvoir ...
* ness (byz-buz... )*
Ne nous égarons pas avec les sophistes et la sophistique, nous sommes déjà là assez loin des "Trente Glorieuses". J'espère que nous serons au moins d'accord sur la définition d'un sophisme.

Ceci dit, ne vous inquiétez pas, je suis d'accord avec vous, du moins sur certains points. (lorsque j'arrive à comprendre)
...

... voir la suite de Citoyen et pouvoir ...


nessbyz   -   2016-05-24 - 14:51
enfin perso ma carte de citoyen n' est pas encore brulée ..
.. contrairement à ces pseudos anars hittite planqués sur une ile bretonne , la citoyenneté c' est la citoyenneté ! On peut admettre que des lois enleve la citoyenneté à des gros voleurs de fonds publics lorsqu'on est citoyen ... vous comprennez ?

ness   -   2016-05-24 - 14:18
tendance sophistique generalisée
Vous dites quoi en faites ? Que nous ne sommes pas citoyens et que nous devons organiser un contre pouvoir !
C'est exactement la definition meme de la sophistique !
Car en fait nous sommes citoyen et avons déjà le pouvoir, le tout c'est l'exercer ! Le contre pouvoir est une doctrine d'équilibrage des opinions, il n'a rien d'utile à la démocratie.

Léon 65   -   2016-05-24 - 12:58
OK ?
nessbuz soyez sympa, essayez d’être plus clair. Faites des phrases simples : sujet-verbe-complément.
1. Je ne suis pas contre les monnaies locales. Faut-il les généraliser ? Je n’en sais rien.
2. Je ne suis pas contre des assemblées citoyennes qui permettraient un réel contre-pouvoir.
Je dis simplement qu’il nous faudrait pour ça, que nous soyons déjà TOUS des citoyens.
3. Punir les "méchants"... oui bien sûr.
Faut-il leur couper la tête, les faire tous disparaître ?
Est-ce là la voie vers cet Autre Monde ? Je ne crois pas.
Et puis... si on veut s'en prendre à TOUS les "méchants"... ça risque de se retourner aussi contre nous. Nous qui "bouffons" plus que nous n'en avons le droit. Je ne parle pas de ce "droit" écrit dans les textes des puissants... non, je parle d'un droit moral.

En fait, je suis planté, je tourne en rond. C’est bien ennuyeux, enfin pour moi... étant donné que je ne m’intéresse pas aux jeux du cirque.



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