"Tourpilles", le recueil de citationsCapital"Le capital est du travail volé." Louis-Auguste Blanqui - 1805-1881 - Critique sociale "Contrairement aux apparences, les chantres du libéralisme n'ont rien contre l'Etat... s'il sert de béquille au capital." Martine Bulard - Etat d'urgence sociale en France - Manière de voir n°75 - 2004 "La tendance du capitalisme aux expansions soudaines constitue l'élément le plus important, le trait le plus remarquable de l'évolution moderne ; en fait l'expansion accompagne toute la carrière historique du capital, elle a pris dans sa phase finale actuelle, l'impérialisme une énergie si impétueuse qu'elle met en question toute l'existence civilisée de l'humanité." Rosa Luxemburg - 1871-1919 "L'un des mensonges néolibéraux consiste à dire que la croissance économique des entreprises produit une meilleure répartition de la richesse et de l'emploi. C'est faux. De même que l'accroissement du pouvoir d'un roi n'a pas pour effet un accroissement du pouvoir de ses sujets (c'est plutôt le contraire, l'absolutisme du capital financier n'améliore pas la répartition des richesses et ne crée pas de travail." Sous-commandant Marcos - Armée zapatiste - Le Monde Diplomatique, août 1997 "La stratégie des marchés est triple : les "guerres régionales" et les "conflits internes" prolifèrent ; le capital poursuit un objectif d'accumulation atypique ; et de grandes masses de travailleurs sont mobilisées. Résultat : une grande roue de millions de migrants à travers la planète. "Etrangers" dans un monde "sans frontières", selon la promesse des vainqueurs de la guerre froide, ils souffrent de persécutions xénophobes, de la précarité de l'emploi, de la perte de leur identité culturelle, de la répression policière et de la faim, quand on ne les jette pas en prison ou qu'on ne les assassine." Sous-commandant Marcos - Armée zapatiste - Le Monde Diplomatique, août 1997 "Jamais financier ne s'est dit : "C'est assez ! Je ne veux plus de millions !" Et même s'il avait la sagesse de modérer ses vœux, le milieu dans lequel il se trouve travaillerait pour lui : les capitaux continuent d'enfanter des revenus comme des mères Gigogne. Dès qu'un homme est nanti d'une autorité quelconque, il veut en user et sans contrôle ; il n'est geôlier qui ne tourne sa clé dans la serrure avec un sentiment glorieux de sa toute puissance, d'infime garde-champêtre qui ne surveille la propriété des maîtres avec une haine sans borne contre le maraudeur ; de misérable huissier qui n'éprouve un souverain mépris pour le pauvre diable auquel il fait sommation." Elysée Reclus - 1830-1905 - Evolution & Révolution - 2008, page 73 "La contradiction et la lutte entre le capital et le travail, c'est-à-dire, entre les revenus qui sont des intérêts ou des bénéfices, d'une part, et ceux qui sont des salaires de l'autre, constitue le contenu de la question sociale au sens moderne du mot." Ferdinand Tönnies - 1855-1936 "Le Capital mourrait si, tous les matins, on ne graissait les rouages de ses machines avec de l'huile d'homme." Jules Vallès - 1832-1885 - Jacques Vingtras "De 1993 à 2003, la part du produit intérieur brut consacrée à la rémunération du travail a chuté de dix points en moyenne dans les pays développés. Celle consacrée à la rémunération du capital a grimpé d'autant." L'Atlas du Monde Diplomatique - 2006 - Une insécurité sociale généralisée >>> Définition : Capital |