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Tourpilles
Recueil de citations


Pensée

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"[Le socialisme] a besoin de la pensée vraiment libre, libre de tous les préjugés religieux et capitalistes, pour soulever les nations qui travaillent contre les oligarchies qui les exploitent et qui vivent en parasites. Il a besoin des hommes qui pensent librement sur tous les problèmes de la vie. Car le socialisme, c'est l'émancipation intégrale de l'homme."
Adéodat Compère-Morel - 1872-1941 - Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l'Internationale ouvrière, 1912

"Au sens philosophique, le matérialisme est d'abord une ontologie - une théorie de l'être - ou une conception du monde. C'est la doctrine qui affirme qu'il n'y a d'être(s) que matériel(s) : le matérialisme est un monisme physique. A ce titre, il se définit surtout par ce qu'il exclut : être matérialiste, c'est penser qu'il n'existe ni monde intelligible, ni dieu transcendant, ni âme immatérielle. Ce n'est pas pour autant renoncer aux valeurs ou aux biens spirituels. (...) Etre matérialiste, pour les modernes, c'est d'abord reconnaître que c'est le cerveau qui pense, et en tirer toutes les conséquences."
André Comte-Sponville - né en 1952 - Comment peut-on être matérialiste ? Comment peut-on être humaniste ?, 1998

"La différence entre la pensée et l'action est souvent l'opportunité."
Johann Dizant, romancier belge - né en 1977

"La "culture" n'est pas à l'abri du "flux tendu" qui caractérise de plus en plus toutes les manifestations des sociétés industrielles. Un livre chasse l'autre et le fait oublier. La preuve est faite que les livres brûlent mal, que l'encre se recouvre mieux qu'elle ne s'efface et que, si la pensée résiste aux flammes, elle est soluble dans le "tout culturel". Le principe libéral peut être résumé simplement : quoi que vous ayez à dire, dites-le librement, puisque de toute façon nous n'écoutons pas."
Armand Farrachi - Petit lexique d'optimisme officiel, 2007

"La censure, quelle qu'elle soit, me paraît une monstruosité, une chose pire que l'homicide ; l'attentat contre la pensée est un crime de lèse-âme. La mort de Socrate pèse encore sur le genre humain."
Gustave Flaubert - 1821-1880 - Lettre à Louise Colet, 1852

"Bref, notre référence inaugurale à la laïcité, conçu non comme une fade asepsie de la pensée, mais comme l'espace polémique où s'organise le libre déploiement de contradictions soumises à l'arbitrage rationnel, n'a rien d'une concession opportuniste faite au "pluralisme" d'apparat dont se targue la démocratie bourgeoise, d'ailleurs de plus en plus rabougrie, quand elle n'est pas déjà en voie de fascisation ici ou là..."
Georges Gastaud - né en 1951 - Lumières communes, 2016

"Le libre examen ne se réclame pas de vérités définitives; il se préoccupe du renouvellement méthodique des idées et répugne à leur conservation obligatoire.
On a dit que cette attitude d'esprit est trop sceptique et critique, qu'elle sème l'inquiétude et le désordre et mène à détruire sans reconstruire; qu'elle laisse les jeunes surtout, sans idéal positif, voire sans refuge spirituel.
Ce reproche est injuste, car au delà de toute idée particulière, révélant telle ou telle prétendue loi du monde, le libre examen propose une méthode efficace, un style de la pensée, qui écarte la solution facile de l'engagement doctrinal, en lui substituant une discipline intellectuelle et morale, où la maîtrise de soi et l'objectivité jouent un rôle majeur.
Le libre examen prépare à une action éclairée par la réflexion scrupuleuse et méthodique sur les fins et les moyens."

Maxime Glansdorff, Professeur à l'Université Libre de Bruxelles - 1906-1972

"Les lois et les censures compromettent la liberté de pensée bien moins que ne le fait la peur. Toute divergence d'opinion devient suspecte et seuls quelques très rares esprits ne se forcent pas à penser et juger "comme il faut"."
André Gide - 1869-1951 - Journal 1939-1949, 18 octobre 1944

"La pensée productiviste, portée par l'Occident, a entraîné le monde dans une crise dont il faut sortir par une rupture radicale avec la fuite en avant du "toujours plus", dans le domaine financier, mais aussi dans le domaine des sciences et des techniques. Il est grand temps que le souci d'éthique, de justice, d'équilibre durable, devienne prévalent. Car les risques les plus graves nous menacent. Ils peuvent mettre un terme à l'aventure humaine sur une planète qu'elle peut rendre inhabitable pour l'homme."
Stéphane Hessel - 1917-2013 - Indignez-vous !, 2010, page 20

"Mauvais éloge d'un homme que de dire : son opinion politique n'a pas varié depuis quarante ans. C'est dire que pour lui il n'y a eu ni expérience de chaque jour, ni réflexion, ni repli de la pensée sur les faits. C'est louer une eau d'être stagnante, un arbre d'être mort ; c'est préférer l'huître à l'aigle. Tout est variable au contraire dans l'opinion ; rien n'est absolu dans les choses politiques, excepté la moralité intérieure de ces choses. Or, cette moralité est affaire de conscience et non d'opinion. L'opinion d'un homme peut donc changer honorablement, pourvu que sa conscience ne change pas. Progressif ou rétrograde, le mouvement est essentiellement vital, humain, social.
Ce qui est honteux, c'est de changer d'opinion pour son intérêt, et que ce soit un écu ou un galon qui vous fasse brusquement passer du blanc au tricolore, et vice versa."

Victor Hugo - 1802-1885 - Littérature et philosophie mêlées

"Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail."
Jean Jaurès - 1859-1914

"Le son du tambour dissipe les pensées. C'est par cela même que cet instrument est éminemment militaire."
Joseph Joubert - 1754-1824 - Carnets, 6 avril 1808

"A la faveur de l'économisme qui phagocyte la pensée politique contemporaine, le droit de propriété est réputé intouchable car on le suppose garant de la prospérité générale. Il a pourtant engendré d'énormes concentrations de richesse qui portent atteinte aux libertés démocratiques. De telles concentrations octroient à ceux qui les contrôlent un exorbitant pouvoir politique. En outre, elles permettent à une minorité d'orienter l'activité économique au mieux de ses intérêts particuliers, en feignant de croire qu'ils s'identifient à l'intérêt général. Ce faisant, on laisse à la collectivité nationale le soin d'indemniser les chômeurs."
Claude Julien - Article d'octobre 1989



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