"Toupictionnaire" : Le dictionnaire de politique
Droit du plus fort
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"Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. De là le droit du plus fort."
Jean-Jacques Rousseau - 1712-1778 - Du Contrat Social, 1762
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Définition de droit du plus fort
Le droit du plus fort est une situation dans laquelle la puissance (militaire, économique ou politique) détermine le droit et la légitimité. Il est caractérisé par l'absence de consentement des parties dominées.
Exemples : L'Empire romain, l'URSS et les USA pendant la Guerre froide.
Le droit du plus fort est considéré comme illégitime car il n'est pas fondé sur des valeurs partagées ou universelles, mais uniquement sur la force. Il peut imposer des intérêts particuliers au détriment du bien commun.
Le droit du plus fort s'oppose :
- au règlement à l'amiable, au consensus.
- à l'Etat de droit dans lequel les lois sont appliquées de façon égale, indépendamment de la puissance des parties.
- Au multilatéralisme, au niveau international, avec des décisions prises collectivement (ex. ONU, UE) pour limiter l’usage unilatéral de la force.
"Au XVIe siècle, Nicolas Machiavel estime que les rapports de force sont inéluctables : le plus faible n’est jamais assez fort pour prendre l’avantage sur son adversaire (Le Prince, 1532). Plus tard, Étienne de La Boétie s'attache à démontrer que tout pouvoir politique s'appuie sur la légitimité qu'on veut bien lui accorder et il s'étonne de la facilité avec laquelle la plupart de ses contemporains le lui accorde (Discours de la servitude volontaire, 1574). (Wikipédia)
Dans le Contrat social (1762), Jean-Jacques Rousseau rejette la simple force comme source de légitimité. Pour lui le droit doit découler du consentement et du bien commun afin que la société puisse régler ses conflits et vivre en harmonie.
Le marxisme considère la domination économique comme une forme moderne du droit du plus fort.
Publié le 7 mai 2026
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