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Canicule

et les conséquences du réchauffement climatique



Eh oui, il fait chaud. Plus chaud que la normale. Plus tôt dans la saison. Plus souvent. Cela fait 15, 10, 5 ans que nous avons été prévenus. 15, 10, 5 ans que nous avons agi, beaucoup trop peu, beaucoup trop tard.

Nous pouvons nous lamenter. Inutile.

Nous pouvons exiger que nos dirigeants, qui n’ont pas évalué proprement le danger, démissionnent. Philippe Bontemps et Marc Coucke, nos deux bourgmestres, n’ont pas accepté que leur tourisme basé sur l’auto aggrave la situation. Bart De Wever et Théo Franken préparent à combattre la Russie au lieu du réchauffement. Ursula Von der Leyden et Manfred Weber détricotent le Green Deal au lieu de l’approfondir et insistent sur la compétitivité au lieu de la survie. Sans oublier l’idiot du village, Donald Trump, pour qui le réchauffement climatique est un canular. À part l’hygiène politique, ces démissions n’auront que peu d’impact sur notre sueur.

La canicule fait la une de tous nos journaux, de tous nos média. Mais personne ne regrette ces occasions manquées il y a 15, 10, 5 ans. Ceux qui, à l’époque, poussaient les arguments les plus farfelus pour nier ce réchauffement, ne s’excusent pas ou ne reconnaissent pas avoir eu tort. Comment pouvons-nous avoir confiance en ces élites qui refusent de reconnaître leur erreur? Comment pouvons-nous encore voter pour eux? Même les sites qui défendent le climat rechignent à blâmer qui que ce soit, de peur de perdre des lecteurs. On ne parle pas de réduire les émissions de CO2. Nous continuerons donc à détériorer notre milieu. Nous sommes tous coupables de la merde dans laquelle nous nous trouvons. Ceux qui ne savaient pas, pour ne pas avoir écouté les experts. Ceux qui savaient, pour ne pas avoir su convaincre le reste de la population.

En résumé, nos journaux, nos média parlent du climat, en se plaignant de la chaleur et en proposant des adaptations, conditionnements d’air, arbres, verdissement. De bien trop rares propositions pour réduire la cause du réchauffement, les émissions de CO2. Faut pas rêver. Et j’ai lu aussi deux avancées techniques significatives. (Détails dans les références, en annexe)

D’abord le positif. Une agriculture régénératrice se développe fort (alors que les surfaces en bio diminuent). Ces entreprises mesurent le carbone séquestré dans le sol grâce aux techniques régénératrices et vendent des certificats verts aux industries polluantes. 70% du produit de la vente revient au fermier. Ce processus réduit l’impact de l’agriculture sur le climat, mais avec les détracteurs inévitables.

Ensuite le négatif. Allianz Trade estime que la croissance des grands pays européens pourrait être amputée de 5% à 7% entre 2026 et 2030 à cause de la chaleur. Pour Allianz Trade, les canicules pourraient réduire les recettes fiscales françaises de 1,8% par an en moyenne. Ces estimations sont effrayantes. Nos États ne parviennent pas à boucler leur budget sans ces nouvelles difficultés. Cela deviendra donc bien pire. Et ce ne sont pas des scientifiques en blouse blanche qui le disent, mais une firme d’assurance-crédit, du sérieux quoi.

Cette canicule forcera-t-elle un réveil dans nos populations? La guerre de l’information que nous livrent les grands financiers montre la difficulté de la résistance. Bolloré a anéanti toute velléité de rébellion de la part des auteurs. L’industrie pétrolière a forcé Trump à reconnaître sa défaite en Iran. Elle introduit aussi le doute dans les voitures électriques, qui sont cependant notre seul espoir de transport individuel dans l’avenir. Les syndicats agricoles poussent un modèle industriel et financier dont le citoyen ne veut pas. Aucun personnage populaire de notre société, journaliste, sportif, politicien, acteur, n’ose s’opposer à ces bulldozers de l’opinion. Notre civilisation disparaîtra donc par les canicules (si le crash de l’IA ne survient pas avant).


Marc, Page de Marc 211 du 23/06/2026




Références

2685 19-06-26 LES CANICULES POURRAIENT COÛTER 210 MILLIARDS D’EUROS À LA FRANCE

La chaleur extrême n’est plus seulement un sujet météo. Elle devient un risque économique majeur pour la France.

laurentcosmosfinance.kessel.media

Allianz Trade identifie un seuil critique autour de 30 degrés. Au-delà, les pertes de productivité s’intensifient fortement. Entre 30 et 35°C, la production horaire diminuerait d’environ 1,10 euro pour chaque degré supplémentaire. Pourquoi ? Parce que quand il fait trop chaud, on travaille moins efficacement. Les transports sont perturbés, les chantiers ralentissent, les salariés arrivent plus difficilement sur leur lieu de travail, les machines souffrent, les bâtiments surchauffent, et certaines activités doivent être réorganisées.*

L’impact serait particulièrement fort en Europe. Allianz Trade estime que la croissance des grands pays européens pourrait être amputée de 5% à 7% entre 2026 et 2030 si les prochaines années reproduisent les cinq années les plus chaudes observées entre 2014 et 2024.

La France serait plus touchée que l’Allemagne. Les pertes pourraient atteindre 240 milliards de dollars, soit près de 210 milliards d’euros, contre 131 milliards de dollars pour l’économie allemande. En cause : des vagues de chaleur plus intenses dans l’Hexagone et une structure économique plus exposée.

Si la production baisse, les recettes fiscales diminuent. Allianz Trade estime que les canicules pourraient réduire les recettes fiscales françaises de 1,8% par an en moyenne.


2687 19-06-26 S'il n'y a pas de fertilité, il n'y a pas d'exploitations agricoles’ : Pourquoi les grandes entreprises alimentaires explorent l'agriculture régénératrice

https://edition.cnn.com/2026/06/18/business

L’agriculture mondiale et la chaîne d’approvisionnement alimentaire représentent près d’un tiers des émissions mondiales totales de gaz à effet de serre, les exploitations agricoles étant responsables de près de la moitié de ces émissions. L’agriculture est l’un des secteurs les plus menacés par le changement climatique, la hausse des températures devant dévaster les cultures vivrières dans le monde entier.

Les agriculteurs de Soil Capital s'engagent à augmenter les niveaux de carbone de leur sol grâce à des pratiques régénératrices, notamment en réduisant les perturbations des terres et l'utilisation d'engrais chimiques ; en augmentant la diversité végétale ; en plantant des cultures de couverture entre leurs saisons de croissance des cultures commerciales ; et en plantant des arbres et d'autres végétaux sur leurs terres.

L'entreprise surveille la quantité de carbone stockée dans les sols des agriculteurs’ et délivre un certificat d'amélioration du carbone. Les certificats sont vendus à des entreprises partenaires de Soil Capital et valent chacune une tonne métrique d'émissions d'équivalent CO2 réduites ou supprimées, permettant à ces entreprises de compenser leurs émissions de carbone.


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