Notre situation
Records de chaleur - Une solution s'impose logiquement : décroître
En 1987, Carl Sagan a prévenu les sénateurs américains que le climat allait se détériorer si la société ne changeait pas de politique. Un peu plus tôt, Haroun Tazieff, professeur de volcanologie de l’ULB, a transmis le même message, puis le GIEC nous a martelé la même chose. Nous n'avons pas voulu faire ce que ces spécialistes nous disaient. Nous n'avons pas changé notre façon de faire et maintenant, nous en payons les pots cassés.
Le premier trimestre de cette année a déjà battu tous les records de chaleur, de feux de forêt et d'inondations sur la Terre. Des glaciers de montagne disparaissent (tant pis pour les populations qui en dépendaient). Des banquises fondent et le niveau des mers monte inexorablement. En plus du climat, nous sommes joyeusement en train de détruire la biodiversité et de polluer à tout bras. Nous ne voulons pas le savoir, mais c'est déjà trop tard.
En protégeant les industriels au lieu de la Nature, nous sommes condamnés à subit encore plus d’inondations, de feux de forêt ainsi que d’épidémies avec de plus en plus de cancers. Vous me direz que j’exagère. Mais souvenez-vous des inondations de 2021, du COVID, des tempêtes qui ont déraciné des arbres chez moi, à Durbuy. Nous avons été prévenus, mais nous n’avons toujours pas voulu réagir. Les mois qui viennent sont prévus très chauds.br>
Aucune réaction.
Au moment du Green Deal, j'ai cru que nous pouvions en sortir. Mais depuis, Mario et Ursula imposent la compétitivité. Je ne comprends pas. Vouloir devancer la Chine et les États-Unis à la course vers le précipice, me semble stupide. À quoi bon amasser des dollars, des yuans ou des euros, qui vont disparaître avec l'effondrement prochain de notre civilisation ? À quoi bon être riche si on est mort ?
Que faire maintenant ? Une solution s'impose logiquement : décroître. C'est-à-dire réduire le pouvoir et l'importance de l'argent. Oublier la compétitivité. Forcer les entreprises à payer les dommages que leurs produits et services occasionnent. Utiliser plus d’énergie durable et moins de fossile ou de nucléaire. Diminuer toutes les utilisations de l'énergie qui ne sont pas essentielles (bit coins, IA, streaming, armée, conquête spatiale touristique). Payer notre nourriture beaucoup plus chère. Manger moins de viande, voyager moins, consommer moins. Supprimer tous les subsides aux industriels. Interdire la corruption des lobbies industriels.
Emmanuel parle de retour au Moyen Âge. Je le vois autrement. Que nous l’organisions ou que nous y soyons forcés, nous avons l'occasion de créer un monde moins stressé, plus égalitaire, plus humain, plus juste, plus naturel avec du coup plus de joie et de bonheur.
Avec plus de fraternité et d’empathie. Vous y croyez, vous ? Moi, je ne pense pas que ce sera possible. Le capitalisme mondial est incapable de ce coup de frein. Je me sens comme Noé qui s’époumonait en vain avant de construire son arche.
Comme la Chine et les États-Unis, nous galopons vers un effondrement que nous ne pouvons plus éviter. Individuellement, nous pouvons faire des réserves. Elles vont servir combien, un an ? Sans électricité, une semaine. Sans eau courante, un jour.
Savourez donc chaque jour heureux qui vient encore. Embrassez fougueusement tous ceux que vous aimez. C’est votre seule richesse.
Marc, Page de Marc 199 du 19/05/2026
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