"Toupictionnaire" : le dictionnaire de politiquePhysiocratie, physiocrate"Laissez faire, laissez passer."Définition de la physiocratieEtymologie : du grec Phusis, nature et kratos, pouvoir, autorité : gouvernement de la nature. La physiocratie est une doctrine économique et politique du XVIIIe siècle qui base le développement économique sur l’agriculture et qui prône la liberté du commerce et de l'industrie. Cette école, qui est sans doute l'une des toutes premières théories économiques, est née en France vers 1750 et atteint son apogée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elle considère que la richesse d'un pays provient exclusivement de son agriculture qui est la seule création annuelle de richesse. Les partisans de la physiocratie, ou physiocrates, s'inspirent des travaux de Vincent de Gournay (1712-1759) et Richard Cantillon (1660-1734). François Quesnay (1694-1774) devient leur chef de file incontesté après la publication du "Tableau économique" (1758) montrant la circulation des richesses dans l'économie. Malesherbes (1721-1794), Turgot (1727-1781) et Pierre Samuel du Pont de Nemours (1739-1817), Mirabeau (1749-1791) sont des physiocrates.
Dans une société où l’immense majorité de la population est formée d’agriculteurs, les physiocrates distinguent naturellement trois classes d'acteurs économiques : - les paysans, qui constituent la seule classe productive (producteurs terriens) car la terre laisse un produit net ou surplus, - les marchands et "industriels", appelés classe stérile, qui ne font que transformer la matière, - les propriétaires. Bâtie sur la liberté du commerce et la critique du mercantilisme (théorie économique fondée sur le principe de la supériorité des métaux précieux et sur leur thésaurisation), la physiocratie est annonciatrice de l'économie classique fondée par Adam Smith (1723-1790), et inspire la critique de l'économie de Karl Marx (1818-1883).
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