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"Toupictionnaire" :
Le dictionnaire de politique


Insubordination



Définition d'insubordination


Etymologie : constitué du préfixe in, privé de, et de subordination, venant du latin subordinatio, délégation.

L'insubordination est l'attitude d'une personne qui consiste à refuser partiellement ou totalement la subordination à l'égard de quelqu'un.

Une insubordination est un acte de manquement à la subordination, un défaut de subordination, un refus de se soumettre à une autorité, une désobéissance.
Synonymes : désobéissance, indiscipline, insoumission, manquement, rébellion, révolte, sédition, soulèvement.
Antonymes : discipline, obéissance, soumission, subordination.

L'insubordination peut être aussi l'état de ce qui n'est pas subordonné à quelqu'un ou quelque chose.

Dans le domaine militaire, l'insubordination est le refus d'obéir aux ordres, de se soumettre à l'autorité militaire, hors cas de force majeure. C'est une infraction prévue par le Code de justice militaire.

Dans l'enseignement, l'insubordination est le refus de la part d'un élève de se plier aux demandes raisonnables d'un membre du personnel, enseignant ou administratif, de son établissement.

Dans le droit du travail, l'insubordination est une faute commise par un salarié qui refuse de respecter la discipline générale de l'entreprise, d'exécuter des tâches prévues dans son contrat de travail ou de résister à l'autorité de son employeur. En effet, de par son contrat, le salarié est tenu de respecter certaines obligations vis-à-vis de celui qui l'emploie. Un manquement à ces obligations peut justifier une sanction disciplinaire pouvant aller, selon les cas, jusqu'au licenciement. Cependant le salarié n'est pas en situation d'insubordination s'il refuse d'effectuer une tâche qui met en danger sa santé, sa sécurité ou son intégrité physique. Il en est de même pour les actes illégaux, contraires à l'ordre public ou aux bonnes moeurs.



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