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"Toupictionnaire" : le dictionnaire de politique


Social-libéralisme



Définition du social-libéralisme


Le social-libéralisme est une doctrine politique qui cherche à concilier les principes du socialisme ou de la social-démocratie avec ceux du libéralisme.

A l'origine, le social-libéralisme (ou nouveau libéralisme ou libéralisme social) est un courant du libéralisme qui privilégie le développement de l'être humain et promeut la justice sociale. Il a été influencé par l'écrivain et philosophe anglais John Stuart Mill (1806-1873) qui a élaboré une théorie politique concrète et a marqué le libéralisme anglais.

De nos jours, l'expression "social-libéralisme" est utilisée pour désigner un socialisme qui a adopté certains thèmes du libéralisme économique, alors qu'initialement le social-libéralisme était un mouvement de pensée libéral ouvert à certaines idées socialistes.

Le social-libéralisme part du constat que la redistribution des richesses n'est plus suffisante pour compenser la pauvreté. Dans un souci de renouvellement doctrinal, il devient nécessaire de se donner pour objectif d'empêcher cette pauvreté d'apparaître en donnant les moyens à chacun de pouvoir s'adapter en permanence aux aléas du libéralisme, grâce à :
Sous l'impulsion de Tony Blair et de Gerhard Schröder, les partis socialistes européens, même s'ils ont conservé leur ancienne dénomination, peuvent être considérés, pour la plupart, comme sociaux-libéraux (Labour Party au Royaume-Uni, SPD en Allemagne, PSOE en Espagne, L'Olivier en Italie, OS au Portugal). Sur l'échiquier politique, ils sont plutôt positionnés au centre ou au centre gauche, tandis qu'ils sont classés à gauche aux Etats-Unis.

En France, le Parti radical de gauche et la Gauche moderne se revendiquent du social libéralisme. Pour les autres partis de gauche, cette expression est employée avec une connotation péjorative, notamment à l'adresse de l'aile droite du Parti socialiste ou de la politique conduite à partir de 2014 par le président de la République François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls. Il leur est en particulier reproché :
  • de réduire la régulation sur certains secteurs économiques,
  • de ne plus chercher à contrôler les flux financiers et de marchandises,
  • d'admettre des règles commerciales inéquitables (notamment avec des pays ayant un système social moins avantageux pour les salariés),
  • de privatiser des services publics,
  • de baisser les prélèvements fiscaux sur les entreprises pour favoriser une politique de l'offre,
  • de se limiter à panser les dégâts de l'ultralibéralisme sans chercher à le combattre.



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